« Eux aussi font le sport français… » avec Thibaut Cornet

Ils sont DG d’institution sportive, expert du sport business, avocat, chasseur de têtes, DG d’association d’élus locaux, lobbyiste, DTN, ou directeur des sports de collectivité territoriale, ils connaissent le sport français, ses enjeux, ses acteurs mais on les entend peu dans les médias. Olbia le blog a souhaité leur donner la parole afin d’en savoir plus sur leur parcours professionnel, leur vision du sport français, les enjeux de leur institution ou de leur entreprise. Nous poursuivons notre série  « Eux aussi font le sport français… » avec Thibaut Cornet (le 3° en partant de la gauche sur la photo), Président de La Fourmi

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Comment as-tu été amené à intégrer l’univers du sport ?

Rien ne m’y prédestinait ! Et je continue encore de m’étonner d’exercer aujourd’hui dans cet univers ! Nous avions, avec mon associée Céline Jobert, une expertise en termes de marketing client acquise au sein du groupe GREY France qui intéressait la FFT, désireuse de d’optimiser les revenus Billetterie d’un BNP PARIBAS Masters (aujourd’hui Rolex Paris Masters) qui n’était pas alors ce qu’il est devenu aujourd’hui.

Au sortir d’une édition dont les indicateurs étaient au vert, nous avons été amenés à concevoir la nouvelle plateforme billetterie de Roland Garros, en intégrant, au fur et à mesure des éditions, l’ensemble des produits et services connexes au billet (Merch, F&B, Services…) dans un seul et même parcours d’achat.

D’autres références Sport ont suivi, dont notamment les 24 Heures du Mans ou le PSG Handball sur des scopes plus larges que le seul sujet des revenus primaires. Il y a un peu plus de 4 ans aujourd’hui, nous avons ainsi décidé de spécialiser l’agence et devenir l’un des acteurs de la filière Conseil du marché du Sport.

LAFOURMI, c’est une agence 100% sport ou vous avez des clients dans d’autres secteurs ?

Oui. Nous adressons tant les détenteurs de droits (GP de France de F1, PSG, FFF, LFP, Paris 2024, ASO, France Handball 2017…) que les marques (adidas, FDJ, SFR, Red Bull…) dans leurs problématiques de développement des audiences et des revenus. Toutefois, nous nous ouvrons naturellement, et de plus en plus, au secteur du Live Entertainment avec par exemple la U Arena ou l’AccorHotels Arena.

Vous êtes 3 dirigeants associés avec Céline Jobert et Julien Hablainville, Directeur de la Création. Comment vous répartissez-vous le travail ?

Julien Hablainville anime l’ensemble des expertises créatives de l’agence (DA, Motion designer, Concepteur-rédacteur, graphistes 3D…). Céline et moi nous répartissons la supervision des comptes clés mais avons chacun nos domaines de prédilection : pour Céline, la direction commerciale et financière ; pour ma part, la direction des stratégies. Chacun son périmètre donc, mais en commun la volonté d’être au plus près des problématiques de nos clients.

Pourquoi votre agence s’appelle ainsi ?

Nous venons de grands groupes et avons pensé l’agence en réaction à ce que nous avions connu. La clé de voute de ce que nous souhaitions créer reposait sur des valeurs de proximité, d’agilité, d’intelligence collective et d’engagement sans faille auprès de nos clients. Quoi de mieux dès lors que d’en appeler à la puissance de l’imaginaire d’une fourmi pour donner corps à cette façon d’appréhender notre métier.

Vous avez annoncé récemment l’acquisition de l’agence de design LEROY TREMBLOT, acteur historique du marché. Pourquoi ce choix ?

LEROY TERMBLOT est la seule agence de design spécialisée Sport du marché. Au-delà de cette caractéristique, c’est surtout une agence de référence dotée d’une expertise incroyable et de références de premier plan parmi lesquelles l’UEFA Euro 2016, la FFT, le CNOSF, Peugeot ou la FDJ. Antoine Tremblot, son fondateur, souhaitait pouvoir s’adosser à un acteur suffisamment dimensionné pour élargir ses perspectives et conforter et alimenter ses ambitions. De notre côté, l’idée d’enrichir notre scope en intégrant l’expertise Design de Marque et la capacité à accompagner de la meilleure des manières les acteurs de l’économie du sport sur leurs problématiques d’expression, de valorisation et d’exploitation de leurs partenariats s’est avérée être un véritable levier de différenciation. A travers cette acquisition (l’enseigne et l’entité juridique LEROY TREMBLOT demeurent), nous nous retrouvons en situation de proposer une offre unique et totalement intégrée à un marché dont les contours vont se redessiner avec la perspective Paris 2024.

Rayonnement, éditorialisation, digitalisation et ROIsation des dispositifs de marques constituent ainsi les leitmotiv d’une équipe réunissant aujourd’hui 55 collaborateurs.

Peux-tu nous parler de SOLIVE que vous avez lancé il y a 2 ans maintenant ?

Là, nous sortons de notre métier de conseil mais demeurons au cœur des enjeux de la verticale Sport que nous adressons. Dédié aux acteurs de l’industrie du Sport (Ayant-droits, sponsors, médias et athlètes), c’est un outil de Social Live Content Publishing permettant de couvrir tout type d’événement sportif au moyen de contenus visuels statiques ou animés. Pluggés sur des flux de données (stats sportives et photos), il permet aux community managers de produire des contenus à la demande et de les diffuser en temps réel sur les médias sociaux en plus de 14 langues. Au-delà de l’aspect publishing, SOLIVE permet surtout de monétiser son audience sociale en créant un inventaire media qui peut être mis à disposition des partenaires. C’est le cas aujourd’hui pour Manchester City dont les « Compositions » sont « powered by Hays » ou pour la LFP dont les « Stats » sont présentées par Conforama ou les « cotes » par Parions Sport En Ligne.

En remportant l’an dernier la Sportel Startup Competition, nous avons pu bénéficier d’une belle visibilité à l’international et engager à nos côtés de grands acteurs à l’international (Formula E, EuroLeague, NBA, Harlequins…), premiers d’une liste qui s’étoffe de jour en jour.

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