« Eux aussi font le sport français… » Vanessa Verron et Nicolas Serres, dirigeants de The Right Track

Ils sont lobbyiste, DTN, DG d’institution sportive, avocat, chasseur de têtes, DG d’association d’élus locaux, directeur des sports de collectivité territoriale, ou expert du sport business, ils connaissent le sport français, ses enjeux, ses acteurs mais on les entend peu dans les médias. Olbia le blog a souhaité leur donner la parole afin d’en savoir plus sur leur parcours professionnel, leur vision du sport français, les enjeux de leur institution ou de leur entreprise.

Nous poursuivons notre série « Eux aussi font le sport français… » Vanessa Verron et Nicolas Serres, dirigeants de The Right Track, agence conseil en relations internationale et communication corporate.

TRT

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Nous avons créé tous les deux, en 2011, l’agence The Right Track (www.therighttrack.eu/fr), un cabinet de conseil en communication corporate et management de projets internationaux. Le sport est l’une de nos principales expertises, avec cinq candidatures olympiques à notre actif, une candidature à la Coupe du Monde FIFA, et des collaborations avec plusieurs organisations non-gouvernementales de premier plan. Nous avons également participé à l’activation de grands sponsors français et internationaux.

Pourquoi vous être associés tous les deux ?

Nous nous sommes rencontrés sur les bancs du CELSA, pendant nos études à Paris, puis nous avons travaillé ensemble sur nos premiers gros dossiers olympiques. The Right Track est donc d’abord une histoire d’amitié. Mais nous partageons une même culture de communication anglo-saxonne, ayant fait nos classes au sein d’une grande agence américaine, en partenariat avec l’agence anglaise JTA sur les dossiers olympiques.

Que fait The Right Track concrètement ?

Nous développons et mettons en œuvre des stratégies d’influence on et off-line pour des clients internationaux ou français qui souhaitent communiquer à l’étranger. Nous coordonnons les projets internationaux, et offrons à nos clients des solutions clés en main en nous appuyant sur un réseau de partenaires en fonction des besoins (attachées de presse, graphistes, développeurs, lobbyistes).

Que pensez vous de la nouvelle organisation de la France avec la création du Comité français du sport international l’an passé, présidé par Bernard Lapasset et la nomination d’un ambassadeur du sport en la personne de Jean Levy ? Est-elle lisible et bien perçue par la communauté sportive internationale ?

Les Français ont compris qu’il fallait envoyer aux observateurs internationaux des signes rassurants sur notre capacité à comprendre les codes de cet univers et de nous entourer des meilleurs experts. Les groupes de travail mis en place dans le cadre d’un projet de candidature de Paris aux Jeux d’été constituent une bonne approche pour rassembler les acteurs et veiller à leur bienveillance sur le dossier. Il reste désormais à avancer sur la faisabilité technique du projet et à définir un calendrier réaliste. Le plus important, si Paris est candidate en 2024 et / ou en 2028, sera de jouer la partition dans les codes du secteur, sans prétendre inventer un modèle différent pour marquer les esprits.

Avez-vous des retours de l’étranger sur les réflexions menées actuellement en France sur une éventuelle candidature Olympique de Paris ?

Tout les consultants internationaux sont très intéressés par ce qui se passe à Paris. Et les membres du CIO sondés sur cette question se montrent tous très favorables. Mais ils le sont sans doute avec les autres futurs candidats…

Pourquoi avoir lancé le site Francs Jeux (www.francsjeux.com) et vos objectifs sont-ils remplis ?

L’objectif était de donner une voix francophone au mouvement sportif international. De structurer une plateforme pour les organisations qui ont besoin de faire passer leurs messages aux décideurs sportifs francophones, dont on sait qu’ils représentent une communauté influente et grandissante. FrancsJeux joue aujourd’hui pleinement ce rôle. Les retours sont très positifs.

Si demain vous étiez nommés ministre des sports, quelle serait votre première mesure ?

Ministre des Sports, nous abolirions la loi Evin, ou au moins une partie, celle concernant l’interdiction de faire de la publicité sur les boissons alcoolisées dans les enceintes sportives. Elle est d’une extrême hypocrisie. Au Stade de France, par exemple, la présence des marques de bière est massive en dehors des grilles mais invisible à l’intérieur. La loi Evin n’a donc aucun effet sur la consommation d’alcool, mais elle prive le sport français de ressources financières. »

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