« Eux aussi font le sport français » Pierre Gogin, Président délégué de la FPS, Fédération des entreprises du sport et des loisirs

Ils sont lobbyiste, DTN, DG d’institution sportive, avocat, chasseur de têtes, DG d’association d’élus locaux, directeur des sports de collectivité territoriale, ou expert du sport business, ils connaissent le sport français, ses enjeux, ses acteurs mais on les entend peu dans les médias.
Olbia le blog a souhaité leur donner la parole afin d’en savoir plus sur leur parcours professionnel, leur vision du sport français, les enjeux de leur institution ou de leur entreprise.

Nous poursuivons notre série « Eux aussi font le sport français… » avec Pierre Gogin, Président délégué de la FPS, Fédération des entreprises du sport et des loisirs (www.entreprisesdusport.com).

Pierre Gogin, FPS

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Après des études de lettres et de droit, un début de carrière dans l’enseignement et de direction de base de loisirs, j’ai rejoint la FPS (à l’époque FNCASL) à 32 ans comme secrétaire général. Le bureau de l’époque m’avant demandé d’être fidèle. Alors je l’ai été, n’ai pas quitté le secteur sport et ai grandi avec la fédération et ses filiales. Ce qui n’a pas été très difficile : ce métier est trop passionnant tout comme le secteur économique représenté. En outre, des liens d’amitié se sont développés avec les femmes et les hommes qui me renouvellent leur confiance chaque année.

Quel est le quotidien d’un Président délégué d’une fédération professionnelle comme la FPS qui rassemble plus de 1 320 entreprises employant 55 000 salariés et réalisant 7,6 milliards d’euro de chiffre d’affaires ?

Le quotidien varie en fonction des projets développés. Pour l’essentiel, je suis un animateur de collectifs, un manageur d’équipe, un négociateur, un gérant de sociétés (Média Filière, REDIsport…) et un communiquant.

Quelles sont les missions de la FPS ?

Elles sont très nombreuses. La FPS est d’abord un syndicat patronal et à ce titre négocie et signe des accords sociaux. Elle est aussi une fédération d’entreprises, qu’elle représente officiellement auprès des pouvoirs publics, des médias, de la société et aussi parfois des juridictions. Elle contribue à la bonne connaissance des marchés du sport et œuvre à la promotion de la pratique sportive. Elle développe aussi des services au profit de ses adhérents : conseils juridiques, assurances, formations, études, séminaires, voyages etc…

Pouvez-vous nous parler de Redisport ? 

C’est effectivement un autre volet de ma mission : contribuer à moderniser une secteur par des outils mutualisés. Redisport est ainsi une plate-forme qui permet à nos abonnés (les principaux fournisseurs comme adidas, Nike, Puma, Le Coq Sportif ….et distributeurs comme Intersport, Go Sport, Sport2000…) d’échanger leurs messages commerciaux (catalogues, commandes, factures…) de manière automatisée. C’est une société commerciale dont les actionnaires sont la FPS, la Fifas et Eurosima.

Quels seront, d’après vous, les grands enjeux des acteurs du secteur dans les années à venir ?

Au niveau BtoB : justement moderniser les process pour optimiser la satisfaction des consommateurs…

Au niveau BtoC : s’adapter en permanence à l’incroyable bouleversement qu’entraine Internet et répondre aux attentes environnementales des générations futures.

Si demain vous étiez nommé ministre des sports, ministre de l’économie ou du tourisme, quelle serait votre première mesure ?

D’abord, ca ne risque pas car je ne fais pas de politique ! Mais si c’était le cas, je continuerais de militer pour promouvoir la pratique sportive, facteur de lien social et de santé. Je développerais partout des pistes cyclables, ferais rembourser la pratique sportive par la sécurité sociale et les mutuelles et réserverais tous les après-midi de la vie scolaire aux sports.

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