« Eux aussi font le sport français… » Cédric Girard, directeur marketing et commercial de Vinci Stadium

Ils sont lobbyiste, DTN, DG d’institution sportive, avocat, chasseur de têtes, DG d’association d’élus locaux, directeur des sports de collectivité territoriale, ou expert du sport business, ils connaissent le sport français, ses enjeux, ses acteurs mais on les entend peu dans les médias.
Olbia le blog a souhaité leur donner la parole afin d’en savoir plus sur leur parcours professionnel, leur vision du sport français, les enjeux de leur institution ou de leur entreprise.

Nous poursuivons notre série « Eux aussi font le sport français… » avec Cédric Girard, 41 ans, diplômé de l’ESSEC, et actuellement directeur marketing et commercial de Vinci Stadium (http://www.vinci-concessions.fr/2011/04/les-stades/).

cedric girard

Olbia le Blog : Unilever, Décathlon, Coca, Nike, Sportfive, Vinci stadium…Sacré parcours professionnel ! Pouvez-vous nous en parler un peu plus et nous dire ce qui vous a guidé tout au long de celui-ci ?

Cédric Girard : J’ai été très tôt passionné par les métiers du marketing et la communication car ce sont des métiers centrés sur la vie des gens et la société.
Le secteur du sport est un très bon terrain de jeu pour ces métiers, du fait de l’implication des consommateurs, de son potentiel de croissance et de professionnalisation.

OLB : Dites-nous en un mot ce que vous a apporté ou ce que vous retenez de chacun de ces acteurs majeurs du sport et du marketing.

UNILEVER : école de marketing
DECATHLON : passion de la pratique et expertise retail marketing
NIKE : story telling, expérience de marque
COCA-COLA : innovation marketing, brand content
SPORTFIVE : vente de droits et création de valeur sponsors
VINCI STADIUM : expertise de l’exploitation de stade

OLB : Que fait VINCI STADIUM exactement ?

CG : VINCI STADIUM identifie et met en œuvre les meilleurs pratiques pour une exploitation de stade optimale au service des fans, des sponsors, des ayant droits et des collectivités.

Les équipes de chaque stade du réseau nourrissent et s’appuient sur cette expertise au quotidien.

OLB : Quelles sont les bons ingrédients pour réussir une opération de naming d’un stade ou d’une Arena ?

CG : Un naming est avant tout une posture sociétale.
C’est un message fort envoyé aux citoyens et aux acteurs du sport et de l’entertainement.
C’est leur démontrer que le namer s’implique concrètement dans la vie de la cité en lien avec la passion des consommateurs dont le stade est un symbole.

Pour amplifier la réussite d’un naming, la création d’événement de marque pour des publics internes ou externes est un très bon ingrédient pour renforcer ce message.
Quelques exemples réussis au-delà des namers : Milka Rêve de Neige, Coca-Cola Sport Sessions, Convention Allianz au centre du Stade de France et MMA au Mans ou plus simplement un regroupement collaborateur Casino sur la pelouse de Geoffroy Guichard pour une photo inédite a début des années 80…
Autant d’opportunités de « brand content » et de « brand experience » qui marquent à vie leurs acteurs et leurs spectateurs, bien au-delà d’une campagne de communication.

OLB : Si demain vous étiez nommé ministre des sports, quelle serait votre première mesure ?

CG : Création d’un projet de développement de la pratique du sport en lien avec le ministère de la santé.

L’intérêt est évident d’un point de vue économique :
– économie de santé
– rentrée d’argent pour les fédérations, les clubs et autres acteurs « coach »
– dépenses en équipements personnels et collectifs sur lesquels nos parts de marchés nationales sont bonnes

Mais aussi d’un point de vue social :
– renfort du lien social
– bien-être

Quelques directions pour faire bouger les lignes :
– Réforme des rythmes scolaires pour mieux intégrer la pratique
– Développement du sport en entreprise via des incitations
– Développement des infrastructures et incitations de transport en vélo
– Formation du corps médical à l’utilisation du sport en thérapie via des modules de formation et d’information numériques

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