« Réinventer nos politiques publiques : l’exemple du sport. » La Fabrique de L’opinion du 28 février 2014 par Olbia Conseil

Ce vendredi 28 février, Olbia Conseil a eu l’honneur d’être l’invité du 14 Bassano, afin de rédiger la Fabrique de L’Opinion.

Vous pourrez trouver l’article sur ce lien :

http://www.lopinion.fr/28-fevrier-2014/reinventer-nos-politiques-publiques-l-exemple-sport-9744

3 réflexions sur “« Réinventer nos politiques publiques : l’exemple du sport. » La Fabrique de L’opinion du 28 février 2014 par Olbia Conseil

  1. Dans la comparaison, parfois un peu hâtive, entre les systèmes français et britanniques de financement du sport de haut niveau, comparaison principalement faite pour dire combien un système UK sport est bien plus performant que le système français, et que créer une agence pour le sport de haut niveau serait la Solution pour la France, on omet souvent de dire que UK sport n’est pas une garantie de médaille(s) : l’ensemble « natation » (natation course + plongeon + waterpolo + synchro + eau libre) britannique a été massivement financé par UK sport avant les JO de Londres bien plus qu’en France (sans parler du financement des États qui forment la Grande Bretagne olympique : Galles, Écosse, Ulster et Angleterre) sans que les résultats en terme de médaille n’aient été meilleurs que pour la France avec à la clé l’abandon du financement de la synchro et du waterpolo (annonce très récente). Il me semble donc un peu aventureux d’affirmer que ce serait un système plus « vertueux » que de dépenser parfois massivement de l’argent publique puis de couper d’un coup d’un seul tout crédit. Les gens de la natation française vous diront par exemple qu’il faut plus de 15 ans de travail pour obtenir les résultats actuels des nageurs français. Doit-on rappeler qu’à une époque pas si lointaine le hand-ball français était dans le groupe 3 européen et qu’il lui a fallu une vingtaine d’années pour stabiliser les résultats qu’on lui connait aujourd’hui au plus haut niveau. Les basketteurs britanniques ont quant à eux une bien grande amertume, qui avaient entrepris un vaste plan à long terme pour amener leur sport au plus haut niveau et se retrouvent aujourd’hui sans plus un sous de financement de UK sport. Ne financer que ce qui marche à un moment donner dans le domaine du sport c’est prendre un très gros pari car cela peut ne plus marcher malgré ce financement massif, qu’advient-il alors ?… Tiens, c’est peut-être l’occasion de regarder comment évolue le cyclisme sur piste britannique, si fort à Londres et aux moyens dont certains en Grande-Bretagne disent qu’ils sont démesurés.
    Par ailleurs d’autres modèles existent qui sont intéressants : le modèle australien qui évolue grandement depuis Londres, le modèle coréen et ces choix tranchés lui aussi, le modèle néerlandais ou celui mis en œuvre en Belgique et celui des USA bien sûr, j’en passe et des plus originaux, pourquoi ne nous comparons-nous jamais à ces modèles-là ?
    Les modèles de financement du sport de haut niveau sont le résultat d’une histoire, en changer n’est pas facile et le préalable me semblerait devoir être une étude sérieuse des autres modèles existants ou à inventer, mais cette étude-là reste à faire et ce ne sont pas les quelques articles, notes ou rapports, beaucoup trop superficiels, publiés ici ou là (ou non publiés d’ailleurs) qui peuvent nous permettre de remettre en cause sérieusement notre modèle actuel.
    J’aime bien votre blog qui pose de bonnes questions.
    Amicalement
    PR

  2. Bonjour Patrick, merci pour votre commentaire. On ne dit pas que UK Sport devrait être appliqué en France :  » Il ne s’agit pas de rêver : aucun modèle étranger ne peut être importé tel quel ». UK Sport est pris comme un exemple d’une administration qui a su se réformer en se fixant des objectifs. Ca nous permet de dire que la France également peut se reformer si elle s’en donne les moyens, et avec du courage politique.
    Nous ne nous revendiquons pas comme des experts du sport de haut niveau donc nous ne jugeons pas quel est le meilleur modèle en la matière. En revanche, un modèle qui aide suivant la qualité du projet proposé et les résultats finaux et dont la devise est « No compromise! » ne peut pas être, pour nous, complètement mauvais… 🙂
    a bientôt
    Thomas et Pierre

  3. Nous sommes donc d’accord que la transposition du modèle UK Sport n’est pas envisageable, mais que ce modèle est très intéressant quand il aide suivant la qualité du projet proposé et les résultats finaux. Il y a de mon point de vue plein d’autres petits détails de fonctionnement éminemment intéressants chez UK Sport, ne serait-ce que le lancement aujourd’hui de la procédure de recrutement des futures sportives et sportifs de skeleton par exemple. Par contre sur le côté « no compromise » qui peut être flatteur sur le plan intellectuel, outre qu’ils ont bien du mal à le tenir, Pierre est bien placé pour savoir qu’en France ce n’est pas dans notre culture, la moindre velléité de toucher au financement de tel ou tel sport, ou de tel ou tel athlète voit immanquablement une levée de boucliers à grand renfort de media et d’élus divers et variés car tout de même c’est « Mozart qu’on assassine », tous appelant par ailleurs à la responsabilité et au courage politique, bien sûr ! Je ne doute pas que notre mode de fonctionnement soir réformable si une volonté forte existe. De ce point de vue, celui de l’Australie est en cours de réforme, sur un modèle qui se rapproche du notre d’ailleurs..

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