14 élus qui vont changer le sport français en 2014 – N°13. Jean Glavany : réconcilier le gouvernement et le football professionnel

On dit souvent que les hommes et femmes politiques français se préoccupent peu du sport. Certains d’entre eux jouent pourtant un rôle fondamental dans son développement et son financement. Et parfois sans même que le monde du sport s’en rende compte ! Pour débuter l’année 2014, Olbia – Le blog vous présente donc 14 élus politiques, locaux et nationaux, de gauche et de droite, qui devraient marquer le sport français durant les prochains mois.

Jean Glavany, Député des Hautes-Pyrénées

Ce qui va se passer en 2014. Jean Glavany s’est vu confier la présidence d’un groupe de travail sur le « football durable » qui devrait rendre ses conclusions en début d’année. Arrivera-t-il à faire émerger des propositions réellement nouvelles sur le sujet ? Le défi n’est pas mince compte tenu du nombre important de travaux déjà publiés ces dernières années (rapports Denis, Besson, Séguin, Juanico-Huet…). Mais la principale attente à son égard concernera peut-être davantage le rôle de « médiateur » que le député socialiste a endossé entre le gouvernement et les instances du football professionnel. L’ancien ministre du gouvernement Jospin joue en effet les casques bleus depuis novembre dernier et a empêché (pour le moment) que l’opposition des clubs à la taxe à 75% ne se transforme en grève. Ces derniers espèrent aujourd’hui des aménagements fiscaux afin d’atténuer les effets de la taxe. Pas évident ! On se rappelle qu’à l’automne 2009 la disparition du dispositif du DIC (Droit à l’image collective) n’a jamais été suivie, malgré les promesses du gouvernement Fillon, de mesures compensatoires… Jean Glavany connaît très bien à la fois la politique et le sport (il fut préfet chargé de l’organisation des Jeux d’Albertville). Sera-t-il pour autant capable de mettre fin au vaudeville fiscal du foot français ?

Quel enjeu pour le sport français ? Le débat sur la fiscalité du sport professionnel porte au moins autant sur le niveau d’imposition des clubs et des sportifs que sur la stabilité de cette imposition. La suppression sans avertissement du DIC puis l’instauration de la taxation à 75% (avec effet rétroactif) ont enlevé toute visibilité en matière de fiscalité et n’incitent pas les acteurs du football à construire une stratégie sportive et économique sur le long terme. La mission de Jean Glavany devrait donc être jugée avant tout sur ce critère : la définition d’un nouveau cadre fiscal pour les clubs professionnels français, qui sera à la fois juste, stable et durable.

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